Au musée « Technopolis » de la ville d’Athènes situé dans l’ancienne usine à gaz transformée en espace culturel, jusqu’au 25 Mars prochain :

« MADE IN GREECE  »

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Cette exposition nous offre au travers d’objets 160 années de mémoire ouvrière.

160 années pendant lesquelles la Grèce a vu prospérer : la métallurgie, les mines, les industries pharmaceutiques et chimiques, les cimenteries, l’industrie du bois,les savonneries, les filatures, les industries agro-alimentaires, distilleries, brasseries et l'industrie du tabac.

refrigerateurs (2)ustensiles cuisine (2)briques (2)carreaux de platres (2)savons papoutsanis (2)pharmacie (2)cigarettes (2)peintures biberxrom (2)Le déclin de ces activités s’est amorcé  à partir de la fin des années 60 pour atteindre un pic entre 1990 et le début des années 2000. Certaines entreprises ont disparu, d’autres ont fusionné, d’autres ont été rachetées  par des firmes étrangères, d’autres encore ont «   délocalisé ».

Peu ont résisté a la grande vague du capitalisme néolibéral et a son économie mondialisée. Certaines marques de l'agro-alimentaire sont cependant toujours en rayons: 

 

camion du laitier (2)CONSERVES KYKNOS (2)biscuits papadopoulos (2)Metaxas (2)fIX (2)

 

Pour ne cependant pas sombrer dans le « C’était mieux avant » Il faut quand même se souvenir que les ouvriers Grecs qui ont contribué  a l’essor économique de leur pays, étaient mal payés,avaient peu de protection sociale et des conditions de travail très difficiles.  Malgré l’essor industriel, la Grèce restait un pays pauvre. En voyant les machines de l’exposition on ne peut que rendre un hommage silencieux à celles et ceux qui ont laissé leurs doigts ou leurs membres dans les machines, leurs poumons dans les cimenteries, les usines chimiques  et les mines.

Ce n’est qu’à partir des années 80 que le niveau de vie a augmenté [meilleurs salaires, et protection sociale], puis dans les années 90, avec un développement économique souvent factice, basé sur les crédits à la consommation, avec les conséquences catastrophiques que cela a eu par la suite [surendettement des ménages – dette bancaire transformée en dette publique]mettant ainsi en péril l’économie de l’Etat Grec.

Quelques entreprises  grecques ont résisté, contre vents et marées, notamment dans le secteur de l’alimentation, la palme revenant à la chocolaterie ION qui poursuit ses activités et emploie encore 800 personnes en Grèce.

ION (2)

Donc pour soutenir l'économie grecque  : Mangeons du chocolat  … ION.

 

* Un tirage au sort, parmi les commentaires,

aura lieu dans une dizaine de jours sur ce blog et

le/la gagnant[e] recevra du chocolat ION

 un 2e tirage au sort sera effectué  sur Facebook.