La semaine dernière la question suivante était posée : 

Qui a écrit ? :  

"Vous qui saluez le drapeau tricolore que j'emmerde, le christ porté aux mourants derrière une petite sonnette, les morts, les mariés et les autres flicailles de l'esprit, vous qui vous vous découvrez devant un homme si seulement on a uni par la voix son nom et le vôtre, cessez de porter ce culte absurde à tout ce qui n'est pas uniquement l'amour." 

La réponse a été rapidement trouvée avec l'aide - ou non - de Monsieur google et c'était, pour celles et ceux qui n'auraient pas suivi : Louis Aragon dans le Paysan de Paris. 

rue solonos librairie (2)

Ce qui m'a étonnée c'est que cette phrase se trouve dans un ouvrage qui est parfois étudié dans les classes de terminales sans que cela n'émeuve personne. Et c'est tant mieux. 

Par contre, quand un joueur de foot se tait pendant la Marseillaise, c'est un scandale. 

Ce qui invite à penser  pour critiquer l'hymne national mieux vaut être poète et écrivain connu et reconnu, avec un patronyme bien français que footballeur issu des quartiers populaires avec un nom à consonnance étrangère. 

On dira aussi que Louis Aragon ne pouvait pas être accusé d'antipatriotisme puisqu'il avait fait les deux guerres, la résistance et avait été décoré.

Juste, il n'était pas nationaliste. Il dénonçait la bourgeoisie qui identifiait nation et monnaie. Et sur ce point il n'avait pas tort. 

Le joueur de foot, lui ne dénonce rien. Il est vendu au club le plus offrant. Comme une simple marchandise de luxe.